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RD CONGO: PROCES FLORIBERT CHEBEYA

Audition de John Numbi, contradictions sur son Agenda

La partie civile a décelé des incohérences dans la déposition du général John Numbi, par rapport à ses déclarations faites à l'Auditorat général

31-01-2011

A l'audience du jeudi 27 janvier 2011, dans le procès qui oppose le ministère public aux policiers présumés assassins de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, les avocats de la partie civile ont assommé le renseignant John Numbi Banza Ntambo, inspecteur général de la Police nationale congolaise, par une avalanche de questions. Et cela, par rapport aux dates et aux heures dans son emploi du temps.

Tout d'abord, à propos du rendez-vous de Floribert Chebeya avec le général John Numbi à 17h30'' à la date du 1er juin 2010, le ministère public était curieux de savoir si l'initiative venait du colonel Daniel Mukalay lui-même.

Comme réponse, le renseignant a seulement dit : «Je partage ce constat». Voulant avoir des éclaircissements sur l'unité du commissire Michel Mwila, l'organe de la loi a encore demandé : «Un élément de la Police de recherches et interventions (PRI) peut-il dire qu'il est de l'Inspection générale de la police ?».

Réponse du général John Numbi : «Non ! C'est une unité de la Légion nationale de la Police d'intervention rapide (PIR). Ils peuvent travailler en détachement dans toutes les unités de la police». Prenant la cote 728 du procès-verbal d'audition, le ministère public a fait remarquer à la Cour que selon le général John Numbi, il ne savait pas que le colonel Daniel Mukalay avait constitué une commission d'enquête pour le cas Floribert Chebeya. A cette observation, le renseignant a expliqué : «C'est à l'inspecteur provincial Oleko que j'ai demandé de tout mettre en marche. Le général Unyon ne m'avait pas dit que le colonel Mukalay était en train de constituer une commission d'enquête». A propos des photos prises sur la scène de Kindele où a été découvert un corps sans vie, il a déclaré les avoir vues au bureau du conseiller spécial du chef de l'Etat en matière de sécurité.

Non satisfait quant à la déposition du général John Numbi sur son emploi du temps dans la journée du 1er juin 2010, le bâtonnier Jean-Joseph Mukendi de la partie civile a demandé si le renseignant pouvait confirmer l'heure où il a fini son inspection à la Base logistique. Le général Numbi a expliqué qu'il est arrivé chez lui vers 17h30'', il a fait deux heures à la base logistique. Il s'est déplacé vers 18h00'' et il est rentré à la maison. Et toujours en tenue de service.

INSATISFAITS SUR LES HEURES

Toujours pas convaincu, le bâtonnier Mukendi a fait voir aux juges la déposition du renseignant était en contradiction avec ce qu'il avait déclaré à l'Auditorat général. Et ce, du fait que dans le procès-verbal, il dit qu'il est entré à la base logistique vers 17h00''. Réagissant à cette remarque, le général renseignant s'est ainsi défendu : «Maintenant je vous donne des précisions. Je suis aussi monté chez mon cousin, mai je n'y ai pas fait plus d'une heure».

C'est alors que Me Kabengela Ilunga s'est levé pour dire : «Il y a mille et une questions sur l'utilité d'entendre le renseignant. Même la Cour est désarmée, et le ministère public pose des questions subjectives, comme s'il y a des intouchables». Rappelé à l'ordre par la Cour, Me Kabengela a lâché : «Le renseignant a menti». Et cela, avant de confirmer que le 1er juin 2010 à 15h28'', le général John Numbi était dans son bureau. L'avocat a atterri par cette question : «Le renseignant a-t-il des relations particulières avec l'inspecteur Christian Ngoy?». Le patron de la police a ainsi répondu : «Nous ne pouvons pas engager une polémique sur les heures. Avec Christian Ngoy, il n'y a qu'une relation professionnelle».

Après avoir révélé à la Cour que le général John Numbi et le major Christian Ngoy ont en commun deux amis au Rwanda et un ami en Belgique, Me Kabengela a souhaité que le renseignant puisse donner son emploi du temps pour la date du 31 mai 2010. Ici, le général Numbi a expliqué que lorsqu'il a quitté la PIR, il est arrivé à son bureau. Mais il n'est pas descendu du véhicule. Il a donné des instructions à son adjoint pour recevoir la délégation tchèque.

Mais revenant à la charge, Me Kabengela a fait voir à la Cour qu'à cette heure-là, le général John Numbi a pris contact avec Milambwe. Il a fait plus d'une heure dans son bureau, et c'est l'antenne de la Cathédrale du Centenaire protestant qui l'avait pris en charge. A la question de cet avocat de savoir si la communication que le général John Numbi avait eu avec le major Christian Ngoy le 6 juin 2010 était une communication de service, ce dernier a répliqué qu'il n'est pas défendu à un policier en congé d'appeler un chef suspendu.

Encore une question de Me Kabengela : «Par quel acte le bataillon SIMBA existe-t-il?». Comme réponse, le général John Numbi a fait savoir qu'aucun officier ne peut se permettre de dire dans quel contexte on a créé une unité de la police. Me Kabengela en a profité pour faire voir à la Cour que le major Christian Ngoy a appelé le général John Numbi le 1er juin 2010 à 18h00''. Mais celui-ci a rétorqué qu'il reçoit 80.000 appels par jour. Et ce, avant de demander à son tour : «De quoi avons-nous parlé ?». Quant à la question d'un autre avocat sur le sens qu'il donne à sa suspension, le général Numbi a dit que c'était pour permettre à la justice de faire son travail.

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