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AGOA : Obama exclut, la RDC se défend

Figurant avec 37 autres pays africains au Sud du Sahara sur la liste des pays bénéficiaires du statut de partenaire commercial privilégié avec les Etats-Unis, la RDC vient d’en être « exclue » par le président américain Obama. « Une mesure totalement injustifiée », répond le gouvernement congolais.

23-12-2010

La République démocratique du Congo cesse de figurer, à partir du 1er janvier 2011, sur la liste des pays africains éligibles à un statut de partenaire commercial privilégié avec les Etats-Unis.

« J’ai déterminé que la RDC n’effectuait pas les progrès nécessaires pour répondre aux critères » de l’AGOA (Africa Growth and Opportunity Act), a annoncé mardi 21 décembre 2010 le président américain Barack Obama, dans un décret rendu public par la Maison Blanche à Washington.

« J’ai donc décidé de mettre fin à la désignation de la RDC comme pays bénéficiaire » de cette loi américaine, qui prend en considération les avancées ou les reculs démocratiques des pays concernés, à l’occasion de la révision annuelle de l’AGOA.

Selon un haut responsable américain cité par l’AFP et ayant requis l’anonymat, « le président Obama a estimé que la RDC n’était pas éligible à recevoir les avantages de l’AGOA en 2011, parce qu’elle a échoué à répondre à ses critères ».

En l’espèce, a-t-il souligné, « les forces de sécurité de la RDC et d’autres groupes armés continuent de commettre des violations des droits de l’Homme à grande échelle, en particulier des viols » dans l’Est de la RDC. Alléguant que le gouvernement congolais « n’a pas réagi aux demandes des Etats-Unis et de la communauté internationale pour remédier à cette situation ».

Instaurée par le Congrès américain en 2000, la version actuelle de l’AGOA établit jusqu’en 2015 une coopération économique et commerciale avec l’Afrique. Ce programme facilite les exportations africaines vers les Etats-Unis pour soutenir le développement économique, mais aussi les réformes en Afrique subsaharienne.

 KINSHASA DENONCE « UNE DECISION TOTALEMENT INJUSTIFIEE »

 A Kinshasa, le gouvernement a vivement réagi mercredi 22 décembre 2010 à la perte par la RDC du statut de partenaire commercial privilégié des Etats-Unis.

« Le gouvernement de la RDC prend acte de cette mesure (...) mais (la) considère comme totalement injustifiée. Ce qui est dit comme justification de cette mesure est totalement faux. Les forces armées (de la RDC) ne sont pas à mettre sur le même pied d’égalité que les groupes armés qu’elles combattent. Même lorsque nos garçons commettent des actes répréhensibles, ils sont poursuivis et condamnés », a expliqué dans un point de presse le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

« On inflige cet énième camouflet au gouvernement, à l’armée congolaise, alors que cinq de nos éléments sont tombés hier, les armes à la main, sous les balles des terroristes des groupes armés auxquels on les assimile (...). Quel cynisme de pouvoir les sanctionner comme auteurs des faits dont les FDLR (rebelles hutu rwandais) sont coupables! », s’est-il indigné.

A son avis, « le président Obama est manifestement victime de ceux qui manipulent l’opinion », parce que « c’est quelqu’un qui peut se tromper et il s’est trompé en l’espèce ».

« La RDC, membre de l’AGOA depuis 2005, n’a jusqu’ici pas profité de sa présence au sein de cette organisation. Il faut donc que le gouvernement congolais s’emploie dans l’amélioration quantitative et qualitative de sa production agricole, notamment pour que le pays tire ses comptes dans l’organisation », avait déclaré en 2008 le ministre congolais de l’Economie.

Rentrant de Washington, où il avait pris part aux travaux du 7ème forum de l’AGOA, tenus sous la direction de la secrétaire d’Etat américaine de l’époque, Condoleeza Rice, il avait préconisé l’institution d’ un point focal AGOA en RDC. « De manière à créer des actions de visibilité dans sa coopération au sein de ce marché », avait-il expliqué.

Dans la foulée, il avait dit que « le fromage du Kivu, le mangoustan, l’orange et tant d’autres fruits cultivés en RDC pourront prochainement être exportés aux Etats-Unis dans le cadre de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) ».

A l’époque, l’AGOA avait produit près de 55 milliards de dollars américains de bénéfices, tirés des échanges commerciaux entre les pays membres depuis sa mise en place en 200.

LA COOPERATION AMERICAINE EN AFRIQUE AXEE SUR LE MILLENIUM CHALENGE ET L’AGOA

La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) a été promulguée le 18 mai 2000 par le président Bill Clinton. Elle « permet à des pays d’Afrique subsaharienne d’exporter vers les Etats-Unis d’Amérique, sans douane, ni contingent, des produits répondant aux règles d’éligibilité et d’origine définies ».

« Le 13 juillet 2004, le président George W. Bush a signé une nouvelle loi qui élargit le champ d’application de l’AGOA et prolonge les bénéfices du régime jusqu’en 2015 », rappelle-t-on.

Parmi les critères d’éligibilité, figurent la pratique d’une économie de marché, le respect de la loi et du pluralisme politique, une bonne gouvernance, le respect des droits de l’Homme et de ceux des travailleurs, l’équité de l’appareil judiciaire, l’élimination des barrières au commerce et à l’investissement américains et les efforts de lutte contre la corruption.

On comptait 37 pays africains éligibles à l’AGOA : Angola, Afrique du Sud, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cameroun, Cap-Vert, Tchad, République Démocratique du Congo, République du Congo, Djibouti, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Kenya, Lesotho, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Swaziland, Tanzanie, Ouganda et Zambie.

Pour rappel, chaque année, un forum est organisé pour faire le bilan d’étape des progrès réalisés dans le domaine de la mise en œuvre de l’AGOA. La première rencontre qui s’est tenue hors des Etats-Unis a eu lieu à l’Ile Maurice, du 15 au 17 janvier 2003.


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