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Investir dans la Poste, c’est opter pour le développement du Tchad

Avec le développement des Nouvelles Technologies de l’Information et de la communication (NTIC), faisant du monde un village planétaire, de plus en plus de personnes se posent invariablement la question suivante : La Poste tchadienne existera-t-elle encore dans dix ou vingt ans ?

06-07-2009

Inspirée par la détérioration de la qualité du service postal, cette préoccupation remet en cause la raison d’être du service postal ; et compromet de facto toute perspective d’investissement dans le secteur postal. Mais la Poste n’est pas statique. Son dynamisme se ressent surtout dans sa dimension socio-économique et son rôle dans la société de l’information.

Par Djasra Bémadjita

I-            Dimension socio-économique de la Poste

Historiquement, la Poste relève du domaine régalien de l’Etat et est créée pour les besoins du souverain. Elle fut ensuite mise à la disposition des particuliers pour donner un sens à la vie sociale et économique.

A- La Poste : domaine régalien de l’Etat

Un coup d’œil dans l’histoire de la Poste Française permet d’affirmer que cette institution relève du domaine régalien de l’Etat. En effet, elle fut créée à l’origine pour répondre aux besoins du roi, lequel voulait que ses commandements puissent être promptement exécutés et qu’il puisse avoir les nouvelles de ses voisins quand il voulait.

De nos jours, la Société Tchadienne des Postes  et de l’Epargne (STPE) est, aux termes de l’article 5 alinéa 1 de la loi n° 008/PR/98, une personne morale de droit publique dotée de l’autonomie financière et de gestion. Elle est placée sous la tutelle du ministre. L’article 5 alinéa 2 du même texte dispose, que la STPE bénéficie de prérogatives de l’Etat en matière de monopole pour l’exécution de sa mission. En claire, la STPE est une société d’Etat, chargée d’assurer le service universel qui se résume au bien-être sociale et économique du pays.

B- Dimension socio-économique de la STPE

Les services postaux jouent un rôle de premier plan dans l’organisation économique et sociale du Tchad. La dynamique socio-économique de ce pays a besoin d’une infrastructure à l’appui des efforts de développement. C’est ainsi que des pans entiers de l’industrie, du commerce, des services et du secteur financier sont dépendants de l’infrastructure postale. C’est dire qu’en l’absence d’un système postal fiable, l’économie du Tchad ne peut se développer au maximum de ses capacités. Grâce à ses services de distribution, ses canaux financiers (Paiements électroniques et mandats) et l’étendue de sa couverture géographique (Plus de 50 bureaux), la Poste stimule les échanges par la diversification des ses activités.

Les services postaux peuvent en outre contribuer à la lutte contre la pauvreté. Ainsi le transfert électronique d’argent par la diaspora tchadienne serait un vecteur majeur de réduction de la pauvreté et du développement du Tchad. Selon l’organisation internationale pour l’immigration, les 200 millions de travailleurs recensés à l’échelle de la planète auraient transféré par le biais de canaux officiels (y compris la Poste) pas moins de 167 milliards USD en 2005.

La Poste, faut-il le rappeler, constitue le moyen de communication le plus facile d’accès et le plus abordable. Grâce au courrier, les services postaux construisent des relations commerciales performantes.

Le courrier est encore plus intéressant pour la population tchadienne : il a une capacité unique de transmettre le bon message à la bonne personne, au bon moment. Les vastes réseaux de collecte, de distribution et des points de vente postaux peuvent servir à la prestation de toute une gamme de services à valeur ajoutée, notamment le transfert électronique et l’accès à internet sur les terminaux publics.

Le commerce électronique offre un important potentiel et serait en mesure de contribuer au bien être économique et social de la population tchadienne qui a de plus en plus accès aux NTIC grâce au cyber Poste. Ce dernier constitue un atout permettant à la Poste de devenir l’intermédiaire de confiance entre le commerçant virtuel et l’acheteur. Et partant, d’assumer son rôle dans cette société de l’information.

II- Rôle de la Poste dans la société de l’information

A- Les NTIC, menaces ou opportunités pour la STPE ?

Dans ce contexte de fort développement de l’informatique, nombreux sont ceux qui ont prédit la mort du secteur postal. Or, la réalité virtuelle ne devrait pas complètement remplacer la réalité physique et condamner la Poste à l’obsolescence, puis à la disparition. Consciente de cet état de fait, la STPE a montré que la technologie peut être utilisée à son avantage et ne plus constituer une menace pour elle. La technologie lui a offert au contraire une formidable opportunité non seulement pour renforcer ses performances mais aussi de proposer de nouvelles prestations et répondre ainsi aux besoins croissants de ses clients. Ceci montre que la communication n’a cessé de croître au fil des temps, ce qui a changé, ce sont les techniques dont il faut s’en approprier.

Les exemples d’appropriation par la STPE ne manquent pas :

Création du  service des produits de télécommunication et connexe,  de transfert électronique d’argent (via money gram, money express et mandat express international), cyber poste ;

Utilisation à l’EMS de l’IPS (International Postal Service) une application de gestion du courrier assurant le suivi et la localisation des lettres et des colis permettant l’échange des messages électroniques avec d’autres Postes sur les volumes arrivants et partants.

D’autres projets sont en attente de financement, notamment l’interconnexion des bureaux des provinces entre eux et avec la capitale, l’informatisation de la STPE, etc.

Le monde à multiples canaux dans lequel nous évoluons oblige la STPE à proposer des services transitant par le réseau physique et électronique afin de mieux jouer son rôle dans cette société de l’information.

B- Rôle de la Poste dans la société de l’information

Dans son livre intitulé fils de pub, le publicitaire Français Jacques Séguéla disait ; « La société de consommation est morte, vive la société de communication. » La société de communication ou de l’information est celle où il y a un développement réel des échanges dû aux NTIC. Cette société impose à la STPE des défis à relever à court, moyen et long terme : la mondialisation, la libéralisation, la concurrence, la réglementation et les exigences des clients. Aussi, le rôle que la Poste doit-elle jouer dans cette société consiste, tout d’abord à s’attaquer à ces défis, puis de contribuer à la réduction de la pauvreté et permettre à chaque Tchadien(ne) d’accéder aux services postaux à des prix abordables.

La STPE en a-t-elle les moyens ? Rien n’est moins sûr. Et pour cause, le manque d’un financement substantiel lui permettant de redynamiser son réseau. Le fait est que dans sa configuration actuelle, le réseau postal n’est plus en mesure de répondre aux attentes de tous les Tchadiens. Les déséquilibres vont croissants : d’un côté, de grands bureaux ne connaissent pas une activité à la hauteur de leur potentiel et de l’autre, un grand nombre de petits bureaux qui ne permettent pas toujours de répondre pleinement aux attentes des clients. Or la STPE doit s’adapter aux nouveaux modes de vie des clients, améliorer l’accueil, la proximité, l’accès aux services postaux et être davantage performante.

Au terme de cette analyse non exhaustive, il convient de relever que la STPE est un moyen de communication utilisé depuis toujours par l’Etat tchadien pour faciliter les échanges entre les citoyens  (nes) de tout le pays. Comme telle, elle présente un immense potentiel inexploité pouvant favoriser l’essor d’autres pans de l’économie. Elle a aussi un rôle social non négligeable. Seulement, elle évolue dans un environnement très concurrentiel sans grands moyens. Mais où et comment la STPE peut-elle avoir les moyens de sa politique ? Toute la question est là.

Naturellement, l’on se tournera d’abord vers l’Etat tchadien dont l’engagement est capital. En  aidant à la relance du Centre de Chèques Postaux en décembre 2008,  le gouvernement s’est assumé en partie. Il reste le lancement de la Caisse d’Epargne Postale et la mise sur pied d’une structure de régulation du secteur postal.

La STPE ne doit, toutefois, pas continuer à tendre la sébile. Elle doit équilibrer ses comptes et être autosuffisante financièrement. Pour réaliser ses objectifs, la STPE est tenue de définir le but collectif, la mission et les valeurs communes, mettre en place un cadre stratégique et produire une nouvelle identité d’entreprise. La seule façon de réussir dans cette voie est de solliciter l’adhésion des employés. Ceux-ci constituent un atout principal de toute entité évoluant dans un milieu de plus en plus concurrentiel et libéralisé. Comme le souligne si bien Edouard Dayan, Directeur Général de l’Union Postale Universelle (UPU) : « On peut avoir les meilleures idées du monde et les meilleures techniques de gestion, si le personnel n’est pas motivé ou n’est pas acteur du changement, on ne peut pas progresser ».


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