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L’Affaire de Corruption au Ministère de l’Education Nationale

Ex secrétaire général de la présidence et vice président adjoint du parti politique au pouvoir HAROUN KABADI et les trois ministres coaccusés dans l’affaire de corruption à l’éducation nationale viennent d’être libérés>>>

01-03-2010

HAROUN KABADI, et les trois ministres ABDERAMANE KOKO (Education nationale), LIMANE MAHAMAT (Secrétaire général du gouvernement), et du secrétaire d’Etat aux Finances chargé du Budget, OUMAR BOUKAR GANA auraient bénéficié d’un non lieu de la justice tchadienne, après la fuite du commerçant à l’origine du scandale.

L’arrestation de KABADI était intervenue à la veille de l’élection d’un nouveau secrétaire général du Mouvement Populaire (MPS) en novembre 2009, ce qui avait incité les observateurs de la scène politique tchadienne, à insinuer, un lien de causalité. Surtout que KABADI nourrissait des ambitions politiques, notamment « diriger le parti au pouvoir ».

Fin janvier 2010, l’Assemblée nationale, saisie d’une requête de la Cour suprême, avait autorisé la mise en accusation des trois ministres ABDERAMANE KOKO, LIMAN MAHAMAT et Oumar BOUKAR GANA qui étaient suspendus de leur fonction par la suite.

Tous ces hauts cadres politiques étaient soupçonnés d’être impliqués dans des malversations dans l’attribution d’un marché public pour l’achat de manuels scolaires pour l’année 2009 pour un montant de 1,5 à 2 milliards de FCFA (de 2,29 à 3,05 millions d’euros). 1,5 milliard de FCFA serait déjà liquidé alors que le commerçant du nom de MBOUDOU ADJI, n’a pas encore livré la commande.

D’après les sources proches de l’enquête, en tant que secrétaire général de la présidence et membre puissant du régime, KABADI aurait perçu des pots-de-vin d’un commerçant corrupteur par l’entremise d’une tierce personne.

Selon les mêmes sources le 6 juillet 2009, le ministre des Finances a instruit le Trésorier Payeur Général de payer ledit montant en quatre tranches. Curieusement, ce dernier s’est contenté de payer la totalité de 1 milliard 500 millions le 14 du même mois.

Pour l’exécution de ce marché, un procès-verbal de réception d’un ancien marché du même département mais daté de janvier 2009 avait été utilisé pour jouer le coup. Ce faux et usage de faux avait permis à ses auteurs et complices d’empocher une somme de 1 milliard et demi. Pour réussir cette arnaque, les hauts cadres du gouvernement auraient été impliqués dans l’affaire.

Une cinquantaine des personnalités avaient été arrêtées et écrouées à la maison d’arrêt de N’Djamena, suite au vaste coup de filet lancé par la police qui avait déjà arrêté l’ancien Directeur des marchés publics et son adjoint, la quasi-totalité du cabinet du ministre secrétaire général du gouvernement, des conseillers à la présidence de la République, plusieurs directeurs et chefs de service au ministère des finances.

Alors que la série d’arrestations devrait se poursuivre, plusieurs personnalités dénoncées par le commerçant indélicat adjudicataire du marché litigieux avaient pris la fuite avant que le commerçant ne quitte l’Arabie saoudite où il s’était réfugié pour venir se constituer prisonnier au Tchad.

Malgré le rapport accablant de la commission des parlementaires tchadiens en charge de cette affaire de corruption qui avait fait beaucoup de bruit, les hauts cadres politiques sont relaxés par la justice tchadienne.

D’après le rapport parlementaire le commerçant ayant obtenu le marché aurait notamment versé au ministre de l’Education nationale via un intermédiaire 60 millions de FCFA (près de 91.500 euros), et 75 millions de FCFA au ministre secrétaire général du gouvernement (plus de 114.000 euros) via un intermédiaire. Quant au secrétaire d’Etat aux Finances chargé du Budget, le commerçant "déclare lui avoir remis de l’argent à plusieurs reprises", ajoute le document, faisant état de "nombreux appels téléphoniques nocturnes" entre eux.

Un expert de la politique tchadienne sous couvert d’anonymat lie cette libération des hommes forts du pouvoir impliqués dans l’affaire de corruption avec les préparatifs des élections prévues en 2010 et 2011. Selon lui « le MPS souhaiterait aller aux échéances électorales beaucoup plus uni que désuni face à une opposition totalement absente »


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