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Africa e-Future
Date: 01-12-2008 - URL: http://www.africaefuture.org/html/337.html

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Banque Mondiale

Impact de la crise financière sur les pays en développement – Un recul de la croissance en 2009 est à redouter

01-12-2008

Le Groupe de la Banque Mondiale a révisé à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour l’année 2009. Les indicateurs de l’institution révèlent que la crise financière a eu raison de l’expansion économique des pays en développement.

La tendance haussière de la croissance économique des pays en développement risque d’être stoppée à partir de l’année 2009, en raison de la crise financière internationale. La Banque Mondiale vient de réviser à la baisse ses prévisions qui projetaient des perspectives économiques encourageantes, il y a encore quelques mois.

« L’estimation du taux de croissance est maintenant de 4,5% pour 2009, contre 6,4%, selon les projections antérieures, en raison à la fois des troubles financiers, du ralentissement des exportations et du fléchissement des prix des produits de base », prévient la Banque.

Selon l’Institution, les économies des pays à revenu élevé se contracteront de 0,1% durant l’année qui vient tandis que l’économie mondiale peinera à afficher une expansion de 1%.

La Banque Mondiale confirme que la crise entraînera un resserrement du crédit et un tassement de la croissance qui auront pour effet la réduction des recettes publiques et une baisse des dépenses d’infrastructures.

« Selon les dernières estimations, une diminution de 1% des taux de croissance des pays en développement fera basculer 20 Millions de personnes de plus dans la pauvreté », annonce la Banque. Lançant un appel, à la veille du sommet du G20, tenu le week-end dernier, à Washington, aux Etats-Unis, Robert Zoellick, le Président de la Banque Mondiale a demandé que la communauté internationale agisse de manière coordonnée et solidaire pour faciliter la tâche de chaque pays.

« La crise financière mondiale, qui suit si près les crises des prix des denrées alimentaires et des combustibles, sera probablement plus préjudiciables aux populations pauvres dans les pays en développement », précise le patron de la Banque Mondiale.

Afin d’aider les pays à amortir le choc de la récession économique qui se profile, la Banque a annoncée un renforcement de son appui financier aux pays en développement. Ainsi, elle pourrait prendre de nouveaux engagements à hauteur de 100 Milliards de dollars pour les trois prochaines années. Déjà pour l’année 2008, le volume des prêts pourrait pratiquement tripler pour dépasser 35 Milliards de dollars, contre 13,5 Milliards de dollars l’année dernière.

« Cet accroissement de l’appui financier permettra d’éviter que la situation des plus pauvres et des plus vulnérables ne se dégrade davantage et d’apporter un soutien aux pays qui affichent d’imposants déséquilibres budgétaires », justifie l’institution.

Parallèlement à l’accroissement de ses financements, la Banque Mondiale entend accélérer l’octroi de dons et de prêts à long terme sans intérêts aux 78 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique.

 

A travers l’International Finance Corporate (IFC), sa filiale chargée des opérations avec le secteur privé, la Banque envisage également de mobiliser 30 Milliards de dollars au cours des trois prochaines années pour s’attaquer aux difficultés des entreprises par la suite de la crise financière mondiale.