Ce mot d'ordre de grève, visant à dénoncer "l'indifférence" du gouvernement face aux revendications salariales des enseignants, a été "largement suivi" sur l'ensemble du pays, a indiqué à l'AFP le Secrétaire général du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco), Jean-Pierre Kimbuya.Les enseignants des écoles publiques et conventionnées catholiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont largement boycotté ce lundi 1 septembre 2008 la rentrée scolaire sur l'ensemble du pays pour exiger des augmentations salariales, selon leurs syndicats.
les enseignants se sont conformés à la décision de la non reprise de travail annoncée le 22 août au cours d'une assemblée générale", a déclaré à l'AFP le Secrétaire général du Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (Synecat), Jean-Bosco Puna.
Ce mot d'ordre de grève, visant à dénoncer "l'indifférence" du gouvernement face aux revendications salariales des enseignants, a été "largement suivi" sur l'ensemble du pays, a indiqué à l'AFP le Secrétaire général du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco), Jean-Pierre Kimbuya.
Dans la capitale congolaise, très peu de parents ont envoyé leurs enfants à l'école après l'appel à la grève lancé par ces deux principaux syndicats d'enseignants en RDC.
La quasi totalité des écoles n'ont pas ouvert les portes, en dépit de la décision du gouvernement de maintenir la rentrée au 1er septembre. Le gouvernement Dans les principales villes du pays, la rentrée des classes n'a pas non plus eu lieu, selon des correspondants de l'AFP.
A Lubumbashi, capitale de la province minière du Katanga (sud-est), à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental (centre) ainsi qu'à Matadi, dans le Bas-Congo (ouest), les uniformes bleus et blancs des écoliers avaient déserté les rues.
Cette situation était la même dans les deux provinces du Kivu (est).
"Le gouvernement nous a manifesté sa mauvaise foi (...) Il s'est montré indifférent aux revendications des enseignants. Cette rentrée n'a donc pas été préparée", estime M. Puna.
Les écoles conventionnées catholiques en RDC dépendent des finances publiques et dispensent les programmes d'enseignement national.
Synecat et Syeco réclament notamment une revalorisation des salaires conformément à un accord conclu en février 2004 avec le gouvernement, une harmonisation des traitements au niveau national et la régularisation du statut des vacataires.
Selon l'accord de 2004, les salaires mensuels dans l'administration publique congolaise devraient être compris dans une fourchette allant de 208 à 2.080 dollars.
Le plus bas salaire dans l'Education nationale est actuellement d'environ 80 USD à Kinshasa et 63 USD en province. Ils ne bénéficient pas d'avantages sociaux (logement, transport et prime).
Les enseignants exigent en outre la suppression de la contribution financière des parents, initiée en 1994 pour pallier le déficit de l'Etat dans la rémunération des enseignants.
Depuis quatre ans, les syndicats d'enseignants du secteur public boycottent la rentrée de classe pour les mêmes raisons. En 2007, les cours n'avaient repris que quatre semaines après la rentrée scolaire officielle.
Des négociations avec le gouvernement pourraient intervenir dans les prochains jours, selon des sources syndicales.
Source AFP
Intersyndicale Nationale du Secteur Public
De la R.D. Congo
Lettre adressée auprès de son Excellence Monsieur le Prémier Ministre sur la Levée de la Suspension de la Grève
Par la présente, nous avons le regret de porter à votre connaissance, par mandat des centrales et plateformes syndicales regroupées au sein de l’Intersyndicale Nationale du Secteur Public, que nous avons décidé de lever la suspension de la grève décidée par nous suite à la signature du Protocole d’Accord signé le 14 Novembre 2007 entre le Gouvernement et notre organisation commune. lire la suite ici >>