Pour l’intersyndicale, le CPDS doit être le lieu par excellence du débat démocratique sur les conditions du travail, des travailleurs et travailleuses de la Rdc et des agents et fonctionnaires de l’Etat. Et pour son efficacité, le CPDS doit être implanté... à monsieur KIBISWA Naupess...
Cette structure mise en place en République démocratique du Congo pour rencontrer les attentes légitimes aussi bien des masses laborieuses que des employeurs, au sein duquel l’on retrouve les représentants du gouvernement, les syndicats des travailleurs et le patronat, est une première en Afrique centrale, à en croire le représentant résident du Bureau international du travail (Bit). Tous les conflits sociaux professionnels en RDC seront désormais réglés par une structure créée par le gouvernement. Il s’agit du Cadre permanent du dialogue social (CPDS).
La cérémonie d’installation officielle de cette structure s’est déroulée lundi dernier au Grand Hôtel Kinshasa, sous la supervision du ministre d’Etat près le Président de la République, Me Kulu Kilombo, au nom du Premier ministre Antoine Gizenga empêché pour des raisons d’Etat.
Ce cadre est une nécessité pour promouvoir la paix par le dialogue social, dans le but de prévenir et de résoudre les conflits sociaux et d’institutionnaliser également le dialogue social au plus haut niveau du pouvoir et de l’Etat. Cela d’autant plus que le dialogue social constitue un impératif de démocratie et de bonne gouvernance et concourt à la promotion des droits économiques et sociaux et à la participation des acteurs socioéconomiques.
Prenant la parole pour dire son allocution circonstancielle, M. Kibiswa Naupes, le modérateur de l’Intersyndicale nationale du secteur public, a d’abord salué la naissance de cette structure.
Selon lui, l’une des multiples revendications des dirigeants syndicaux de l’administration publique et des tous les agents et fonctionnaires de l’Etat, vient de trouver une réponse ou du moins un début de réponse favorable. C’est un cadre dont l’absence avait toujours été décriée par les agents et fonctionnaires de l’Etat.
Pour l’Intersyndicale, le CPDS doit être le lieu par excellence du débat démocratique sur les conditions du travail, des travailleurs et travailleuses de la Rdc et des agents et fonctionnaires de l’Etat. Et pour son efficacité, le CPDS doit être implanté, a suggéré Kibiswa, et rendu opérationnelle non seulement dans chaque province comme le prévoit le décret le créant, mais aussi dans chaque ministère du gouvernement. Pour Lire son discours, Cliquez ici>>
Intervenant au non des entreprises, le délégué des organisations professionnels des employeurs a pris la parole à son tour pour émettre les vœux de voir le CPDS contribuer au maintien et au renforcement de la paix social dans le monde du travail, inciter la force de production à la culture du travail bien fait et à la conscience professionnelle, à favoriser le bon climat du travail et partant à assurer la croissance et la promotion du climat de confiance entre les parties.
Le Bureau international du travail (Bit), par la bouche de son représentant résident, s’est dit satisfait de l’engagement politique de la RDC qui depuis une dizaine d’année et en dépit d’un climat socioéconomique difficile, n’a cessé de multiplier des initiatives vis-à-vis de ses partenaires sociaux, employeurs et travailleurs.
Il a tenu informé par ailleurs l’assistance que la structure mise sur pied au Congo pour résoudre les éventuels conflits entre d’une part les travailleurs et les employeurs et de l’autre le gouvernement, est la première en Afrique centrale.
Le ministre Simon Ikenge Lisambola, de la Fonction quant publique à lui, a adressé ses remerciements au Chef de l’Etat Joseph Kabila, l’artisan de la paix et au Premier ministre, chef du Gouvernement, Antoine Gizenga, pour la manifestation de leurs soucis profonds de prévenir la paix sociale en Rdc.
Le ministre de la Fonction publique a bouclé son message en souhaitant un bon et fructueux travail à tous les cinquante-six membres qui forment l’ossature de la CPDS.
Le tout dernier intervenant du haut de cette tribune a été Mme la ministre de l’Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale, Marie Ange Lukiana Mufwankol. Celle-ci a procédé à la lecture de l’acte fondateur de ce haut cadre du dialogue social de la RDC.
Il s’agit du décret N° 07/10 du 18 septembre 2007, portant création, organisation et fonctionnement d’un cadre permanent du dialogue social (CPDS). Nous y reviendrons.
Source Digita Congo