Dans son récent communiqué, le Centre Africain pour la Paix, la Démocratie et les Droits de l’Homme « ACPD » en sigle dénonce ces actes irréfléchisdont les auteurs appartiennent aux divers groupes armés et à l’armée régulière, qui malheureusement bénéficient pour la plupart jusqu'à ce jour, de l’impunité.
A la veille des élections législatives et présidentielles qui vont se tenir au mois de novembre 2011 en RD Congo, la montée vertigineuse des actes de viol, pillage, violences et insécurité dans la partie Est de ce pays, commencent à inquiéter les organisations des droits de l’homme.
Dans son récent communiqué, le Centre Africain pour la Paix, la Démocratie et les Droits de l’Homme « ACPD » en sigle dénonce ces actes irréfléchis dont les auteurs appartiennent aux divers groupes armés et à l’armée régulière mais qui malheureusement bénéficient pour la plupart jusqu'à ce jour, de l’impunité.
L’A.C.P.D. rappelle qu’il a fait état, dans ses dernières communications, de l’occupation des certains villages et localités de deux territoires forestiers (refuge de prédilection de rebelles Hutus rwandais) de la province du SUD KIVU, à savoir : MWENGA et SHABUNDA, dont la population a été abandonnée et livrée à la folie meurtrière desdits rebelles à la suite du retrait des éléments de l’Armée régulière pour une formation militaire décrétée par le Gouvernement congolais.
« Pouvez-vous imaginer que pour une entité (Shabunda : presqu’égale à la Belgique) qui a une superficie de plus de 26.000 km2, le Gouvernement ne puisse laisser que 100 militaires sachant bien que c’est une zone de fortes turbulences soumise aux sévices de groupes armés ? » a dit un représentant de l’ACPD.
Pour la même raison, les Avocats du barreau de la ville de Bukavu (chef-lieu du Sud Kivu) sont allés exprimer leur mécontentement dans une déclaration adressée aux autorités provinciales face aux cas de viols, d’intimidation d’avocats, pillages systématiques, d’assassinats sans que justice ne soit rendue dans tous les territoires de la province du Sud-Kivu Aujourd’hui, la tendance de cette insécurité est à la généralisation sur toute l’étendue des provinces du Nord Kivu, du Sud Kivu et du district de l’Ituri.
D’où la question de savoir si cette insécurité n’est pas entretenue et liée à l’organisation prochaine des élections en RDC. Sur 7 territoires qui composent la province du Sud Kivu, 5 sont les plus concernés par ces actes, notamment : Uvira, Kabare, Walungu, Mwenga et Fizi En date du 19 juillet 2011, cette situation a poussé la population désespérée de la cité de Shabunda à lancer des pierres sur la paillote du bureau de l’administration du territoire où s’étaient réunis, une délégation de la Monusco conduite par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC, Roger Meece, le gouverneur du Sud-Kivu Marcellin Chishambo et quelques autorités locales, quelque temps après, c’est le vehicule de la Monusco qui sera arrêté à la frontière Rwando-congolaise avec plus de 1200Kg de minerais « cassitérites ».
QUELQUES CAS ILLUSTRATIFS DES FAITS PROUVANT CETTE INSECURITE EN RDCONGO
Pillage des richesses de la RDCongo et Atteintes à la propriété privée
- Le 18 juillet 2011, saisie dix-neuf colis contenant chacun 50 kilos de cassitérite, à Goma, près de la grande barrière, à la frontière Congolo-Rwandaise. Ces minerais étaient sur le point de traverser frauduleusement, vers le Rwanda, à bord d’un camion immatriculé en RDC.
- Le 28 juillet 2001, saisie de plus de 10 tonnes de cassitérite à Goma (Nord Kivu). Ces minerais provenaient du Sud-Kivu dans un camion convoyé par des militaires des FARDC.
• Atteintes à la sécurité personnelle et collective
- Le 14 juillet 2011, au village de Bwahungu, sur la route Bukavu-Mwenga, en territoire de Walungu (Sud-Kivu) ; deux véhicules sont tombés dans une embuscade tendue par des éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Bilan: trois morts, six blessés, des biens des passagers et du matériel électoral emportés.