DECLARATION DES AFFILIES DE UNI-COTE
D’IVOIRE
Le 28 septembre 2009,
à l’appel du Forum des Forces vives de Guinée, composé de partis politiques de
l’opposition, de centrales syndicales et d’organisations de la société civile,
des milliers de guinéens se sont rassemblées au Stade du 28 septembre de
Conakry, pour rappeler à la junte militaire, au pouvoir en Guinée, le respect
des engagements qu’elle a librement pris lors de son ascension au
pouvoir ; à savoir sa non candidature aux élections présidentielles
qu’elle doit organiser au terme du processus de transition.
En guise de réponse à
ce rappel, les soldats guinéens vont organiser le plus grand massacre de civils
de ces dix dernières années. En effet, faisant fi du symbole de liberté que
représente la date du 28 septembre pour
Nous, affiliés de Uni Africa global union en Côte d’Ivoire, à savoir :
le Syndicat National des Commerçants de produits Télécoms (Synacotel), le
Syndicat National des Agents des Postes et Télécommunications de Côte d’Ivoire
(Synapostel-ci), le Syndicat National des Agents de Presses Privées de Côte
d’Ivoire (Synappci), le Syndicat National des Employés et Cadre de Commerce et
de Services de Côte d’Ivoire (Syneccsci), le Syndicat du Personnel de
l’Imprimerie National de Côte d’Ivoire (Sypinci) :
Présentons nos condoléances les plus attristées aux familles des martyrs
et souhaitons un prompt rétablissement aux milliers
de blessés ; à ces combattants et combattantes de la liberté, victimes de
cette répression froide, cruelle et barbare, dans une Guinée où, s’exprimer
librement, est apparemment devenu un délit d’atteinte à la sureté de
l’Etat ;
Exigeons que, par tous moyens de recours, justice soit faite à toutes ses
femmes violées.
Aussi, en cette Journée Mondiale de célébration du Travail Décent, les Affiliés d’UNI en Côte d’Ivoire,
Conscients de ce que la promotion du droit de
tous à un travail décent en Guinée n’est envisageable que dans un environnement
de bonne gouvernance et de démocratie véritable consacrant la dignité de
l’homme et son droit à la liberté, à la justice et à la paix,
Rappelons que
- Réaffirmons notre soutien ferme à tous les camarades
travailleurs et syndicalistes de
- Rappelons au Capitaine Dadis Camara sa
responsabilité à garantir aux citoyens guinéens un Etat de droit, de sécurité, de
paix et d’équité ;
- Demandons à l’ONU, la mise en place d’une
commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les évènements du
28 septembre 2009 dernier, afin que les commanditaires et coupables des
assassinats, exactions et viols soient démasqués et sévèrement punis.
- Demandons à tous les syndicalistes d’Afrique
de se mobiliser afin d’empêcher qu’en Guinée le déni du droit à la liberté
d’expression ne soit érigé en règle de gouvernance.
P/ le Comité de Liaison des Affiliés d’Uni en Côte d’Ivoire
Le
Rapporteur
Sory Haumar Coulibaly.