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Le 11 Juillet 2008, à l'occasion de ses dix années, ORANGE Cameroun a organisé une grande fête à Douala

A cet effet, La Société Orange Cameroun a remis des Médailles d'Honneur du Travail aux heureux récipiendaires

Notre Camarade KOUNGOU NDENGUE Corneille prononçant le discours des délégués du personnel et le parterre contenant le Ministre du Travail, le Directeur général d'Orange Cameroun et le Prefet du Wouri (de gauche à droite)

15-07-2008

En présence de Son Excellence Monsieur Robert Nkili, Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale et de Monsieur Philippe LUXCEY,  Directeur Générale de la société Orange Cameroun, entourés de nombreux invités parmi lesquelles, le Président du SYNACOM, Mouangue Pierre Louis et le Secrétaire Général de la CSAC, Louis SOMBES, le Camarade KOUNGOU NDENGUE Corneille, Président de la Section d'Entreprise Orange du SYNACOM a prononcé un discours à l'occasion de la remise des médailles d'honneur de travail à plusieurs récipiendaires d'ORANGE CAMEROUN.               La cérémonie était belle et le Ministre du Travail a stigmatisé le dialogue social au sein de la société et a demandé l'augmentation des salaires des employés. 

DISCOURS DES DELEGUES DU PERSONNEL A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DES REMISES DE MEDAILLES D’HONNEUR DE TRAVAIL DU 11 JUILLET 2008 A DOUALA 

Excellence M. le Ministre du travail et de la Sécurité sociale.  M. le Gouverneur de la province du Littoral.  M. le Délégué du gouvernement auprès de la C.U.D.  M le Directeur Général d’Orange Cameroun SA.  Mesdames, Messieurs et chers invités.

Le personnel d’Orange Cameroun SA, par mon humble voix, vous souhaite la bienvenue en ce jour mémorable du 11 juillet 2008. En effet, il s’agit de la toute première cérémonie de remise de médailles d’honneur de travail dans l’histoire de cette jeune et prospère société de téléphonie mobile et surtout pour un nombre significatif de ses employés récipiendaires du jour. Monsieur le Ministre, Nous sommes honorés que cette cérémonie soit rehaussée par l’éclat de votre présence parmi nous malgré votre agenda fort chargé de serviteur de la République. Nous sommes également sensibles que la politique sociale de l’Etat incarnée par le Président de la République Son Excellence Paul BIYA reflète les aspirations des travailleurs. Malgré la conjoncture économique difficile et le renchérissement des produits de première nécessité eux-mêmes liés à la flambée des prix de l’or noir, le Président a récemment amélioré le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Nous avons espoir qu’avec la consolidation de notre économie et la lutte contre la corruption engagée par le Chef de l’Etat, cette mesure sera bientôt étendue aussi à l’ensemble des travailleurs que nous sommes. Malgré toutes ces années de dur labeur et de sentiments divers, nous vivons des moments historiques ce jour que très peu de personnes connaissent dans leur vie de travailleur. Comment donc ne pas faire une halte pour: - nous remémorer nos collègues qui nous ont quittés     - Exhorter ceux qui  ne sont pas éligibles à plus d’ardeur et de persévérance.   Toutes ces années de durs labeurs, de frustrations, de joie et de peine peuvent-elles être résumées en une médaille d’honneur de travail ? Devons-nous voir ces médailles avec le regard de MEKA Laurent, héros malgré lui, du roman de notre compatriote Ferdinand OYONO : Le vieux Nègre et la médaille ? Par certains de ses aspects, ce roman nous renvoie l’image de ce que nous sommes et vers quel avenir nous tendons. Aujourd’hui, nous sommes honorés, adulés, respectés et enviés par notre entourage. Au lendemain des fastes de ce jour, il ne nous restera plus que des souvenirs car nous serons passés par la trappe de l’histoire. Tout cet aréopage d’invités d’un jour nous aura oubliés, le regard tourné vers des futures cérémonies de remise de médailles d’honneur de travail. Excellence, Monsieur le Ministre, Cette cérémonie est l’occasion pour nous de marquer un temps d’arrêt et de nous projeter résolument vers l’avenir. Nous avons mûri deux réflexions qui demandent le soutien du gouvernement de la République et plus particulièrement votre département ministériel. Le secteur des télécommunications est en pleine expansion dans notre pays bien au-delà des attentes des promoteurs et des pouvoirs publics. Malheureusement, les travailleurs des différents opérateurs des télécommunications et métiers annexes n’ont  toujours pas leur Convention Collective Nationale. Aussi nous saluons l’initiative du Syndicat National de la Communication ( SYNACOM ) qui est affiliée à la CSAC. Ce syndicat va organiser à la première quinzaine du mois d’août 2008 à Douala le séminaire sur la Convention collective nationale des télécommunications grâce aux appuis financiers et techniques de la Confédération Française Démocratique du Travail ( CFDT ) et l’Union Network International plus connue sous le nom de UNI Syndicat mondial. Nous, les médaillés de ce jour avons au moins dix années d’ancienneté de travail derrière nous. Nos regards scrutent désormais l’horizon de la retraite. Une fois à ce stade, nos revenus ne pourront plus assurer notre train de vie actuel. Nous remercions une fois de plus le Président de la République son     Excellence Paul BIYA et son gouvernement d’avoir permis par des lois incitatives de promouvoir une politique sociale au sein des sociétés. Orange Cameroun SA a instauré depuis Septembre 2004 une politique volontariste d’épargne retraite à laquelle tout le Personnel a souscrit. C’est une avancée sociale plus que significative d’autant plus que la société contribue à équivalence des cotisations individuelles en faveur du Personnel. Malheureusement, toutes les sociétés ne font pas comme Orange Cameroun SA. Nous encourageons le gouvernement de la République et en votre double casquette de Ministre du travail et de la sécurité sociale et PCA de la CNPS d’adapter les textes de cette institution sociale de la République dans le contexte du 21e siècle. En effet les textes de cette institution ont été élaborés au lendemain de l’indépendance du Cameroun et ne peuvent plus répondre aux problèmes de l’heure. Le spectacle de nos retraités n’incite personne à prendre sa retraite. C’est ainsi que pour échapper à cette situation de mendicité après des années de cotisation mal récompensées, certains travailleurs n’hésitent plus à tricher avec l’âge afin de retarder le plus longtemps possible le départ à la retraite. La conséquence de ces actes désespérés et répréhensibles est le chômage des jeunes. C’est la quadrature du cercle qu’il faut arrêter impérativement. Ceci dit, nous rendons grâce au Seigneur pour nous avoir donné des parents qui se sont impliqués sans compter dans le passé en temps et en moyens au devenir des adultes que nous sommes aujourd’hui. Nous n’oublions pas non plus les pouvoirs publics qui, par la politique clairvoyante insufflée par le Président de la République son Excellence Paul BIYA, ont réussi le tour de force de transformer les fils de ruraux que nous sommes en experts des nouvelles technologies du 21e siècle. Vivent les travailleurs, Vive Orange Cameroun SA,  Vive son Excellence le président de la république du Cameroun,  Vive le Cameroun. Nous vous remercions pour votre attention. Fait à Douala le, 11 juillet 2008


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