Le président de la république du Niger Tandja Mamadou a été renversé par un putsch militaire le jeudi 18 février 2010, alors qu’il avait réuni ses ministres au palais de la présidence. Les putschistes avaient à leur tête le chef d’escadron Salou Djibo.
25-02-2010
Depuis mai 2009, Tandja avait enclenché un processus de remise en cause des acquis démocratiques par l’organisation d’un referendum pour s’accorder une 6ème république sur mesure avec un bonus de 3 ans à la tête du Niger ; ce processus a dès sa gestation été déclaré anticonstitutionnel par la cour constitutionnelle qui a même annulé le décret convoquant le corps électoral pour la tenue de l’élection de la nouvelle constitution.
L’USTN, l’une des toutes premières organisations syndicales à dénoncer les agissements du président, a solennellement demandé Tandja de prendre de la hauteur et s’inspirer des présidents Toumani Touré du Mali, John Kufor du Ghana et certains autres pour organiser des élections comme le prévoit la constitution et de quitter la tête haute.
Ce coup d’état militaire place le Niger dans une période de transition dont les contours restent encore à être définies entre les militaires, les syndicats et la société civile.
L’USTN a déploré le coup d’état et tenu le Président Tandja comme véritable agent causal par refus obstiné à en faire à sa tête en dissolvant toutes les institutions restées attachées aux principes démocratiques.
L’USTN reste attachée à un retour rapide à l’ordre constitutionnel normal.