1) - Des licenciements abusifs sans sanctions auparavant ni Conseils de Discipline ont fait leur apparution avec la ferme volonté de martyriser les travailleurs.
Monsieur le Tout Puissant Directeur Général, s’asseoit dans son bureau, attend un vendredi soir et appelle un à un les travailleurs de son choix et leur propose soit un règlement à l’amiable (démission) ou un licenciement avec un délai de réflexion de 48h pour recevoir sa lettre de licenciement dès lundi à la première heure.
A tel enseigne que les Vendredi sont considérés comme des vendredi noir à la BICIA-B.
Il en a déjà licencié quatre (4), sans compter les départs sous pression. Mais nous pensons qu’ils seront les derniers. Il n’aura plus de licenciement sans respect des textes en vigueur à la BICIA-B. Nous avons plusieurs types de sanctions que Monsieur le Directeur Général peut exploiter selon la faute.
Il y a :
- la lettre d’observation,
- la lettre d’avertissement
- la mise à pied - le blâme
- et le pire des cas le conseil de discipline.
M. le Directeur Général occulte toutes ses procédures, décide seul sans consultation des Représentants des travailleurs et distribue les lettres de licenciements comme s’il était au temps colonial au seul motif « insuffisance professionnel ou perte de confiance».
NOUS DISONS : PLUS JAMAIS CA A LA BICIA-B
Nous avons toujours pris les autorités à témoins. Toutes nos correspondances envoyées à la Direction Générale avec ampliations à nos autorités de tutelles (le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Travail, PCA et aux Centrales Syndicales représentées à la BICIA-.B).
2) - Une circulaire pour les missions à l’intérieur du Burkina
Selon la circulaire de M. VIDAL, tout agent local, cadre ou pas ira en missions désormais avec les transporteurs.
Quant à eux, c’est avec des 4 X 4 bien climatisées avec chauffeurs.
On est où là ? Doit on laisser faire cela au Burkina ?
C’est vraiment révoltant.
3) - Un autre point plus crucial, les prêts au personnel
Une circulaire Direction Générale du 21/01/2010, décidée unilatéralement annulant les autres circulaires qui régissent les prêts au personnel et tous les avantages rattachés.
Citons quelques exemples :
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Si un travailleur demande un prêt, c’est à la Direction Générale désormais de régler les fournisseurs directement, l’intéressé n’a plus droit à l’argent liquide. Ce qui veut dire que, dorénavant la Direction Générale règlera les frais de scolarités de nos enfants directement aux écoles.
- le prêt scolaire qui était donné à tout le personnel, désormais avec la nouvelle circulaire de M. VIDAL, si tu n’as pas d’enfant, tu n’a pas droit au prêt scolaire. Il faudra aussi avoir un enfant en âge d’être scolariser, sinon tu n’a pas droit au prêt scolaire. Pourtant, les mêmes prêts scolaires sont octroyés à tous les clients sans exception, ni discrimination.
Nous sommes en Afrique, même si tu n’as pas d’enfant, tu peux adopter ou avoir des frères, des sœurs et mêmes des neveux à payer leur scolarité. Et s’il s’avérait que c’est ton oncle qui avait payé tes études, dois tu refuser de payer la scolarité de ses enfants?
Que M. VIDAL sache que c’est le social qui fait notre richesse et personne ne peut nous l’enlever. Pas même lui qui veut nous traiter comme si nous étions sous tutelle.
SVP, un prêt qui sera remboursé.
Nous relevons du Groupe BNPPARIBAS. Est-ce que cela est faisable à la BNP ? Mais pour eux, tout est permis en Afrique.
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La même circulaire supprime tous les avantages pour le personnel retraité. Désormais, ils sont soumis aux conditions clientèle, même après 35 ans de Banque. Dixit M. VIDAL.
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Plus d’anticipation de prêt au personnel, sauf pour cas social à la tête du client selon le Tout Puissant M. VIDAL. L’ancienne note prévoyait (12 à 24 mois d’anticipation).Même clientèle à droit à des anticipations.
Allez y comprendre : quel est l’avantage de travailler dans la banque? Pourtant le salaire est viré dans la même banque, donc pris en otage.
4) - Intéressement
Une prime basée sur le résultat est distribuée à la deuxième quinze du mois de janvier. Vous avez tant de résultat, vous obtenez une prime égale à tel montant. Une prime pour motiver les travailleurs à la production.
Cela existe à la BNPPARIS et dans biens d’autres Banques et d’entreprises de la place. Au moment où les autorités de tutelle (BNPPARIBAS) servent les bonus à l’attention de ses travailleurs comme source de motivation permettant d’atteindre leur objectif, ici on choisit délibérément de nous en priver par tous moyens.
Pour nous priver de cela, Le Tout Puissant Directeur Général décide une fois de plus uni latéralement, sans consultation des Représentants des Travailleurs de faire une provision de 910 Millions sur le seul exercice 2009. De telle manière que les travailleurs ne puissent pas bénéficier de cette prime. Tout en oubliant que ces 910 millions sont avant tout le produit des travailleurs, sinon la banque ne pouvait pas se permettre un tel lux, de corriger les mauvaises gestions des dirigeants au détriment des employés.
Tous les cabinets d’expertise comptable que nous avons consultés nous confirment que ce provisionnement devrait s’enregistrer dans la rubrique « charges à repartir sur plusieurs exercices ». Nous connaissons les intentions inavouées du Tout Puissant. Donc, les 910 millions devraient s’étaler sur plusieurs exercices.
Ce Que M. le Directeur Général ignore, c’est que les travailleurs savent que leur production à bien donner. N’eut été cette provision, ils auraient eu leur prime.
Ce qu’il ignore aussi c’est que les travailleurs ne se laisseront pas faire. Ils se battront jusqu’à leur dernière énergie. Surtout qu’ils savent qu’ils ont droit à cette prime.
Nous constatons aujourd’hui avec regret, que c’est une remise en cause de tous nos acquis obtenus avec les précédentes Directions lors des luttes de 2000, nous ramenant ainsi 10 ans en arrière.
Voici juste un petit morceau de ce que vivent les travailleurs de la BICIA-B sous M. Vidal.
Il y a bien d’autres choses que nous ne pouvons citer ici.
Nous voulons que l’opinion publique sache que ce sont ces expatriés qui coûtent extrêmement très chers à la BICIA-B.
Si on venait à diminuer le nombre des expatriés, leurs salaires, leurs avantages et leur soit disant dîner d’affaires, sans oublier les frais abusifs d’assistance technique et de la délocalisation, la BICIA-B fera trois (3) fois plus de bénéfices et ce gain servira à toute la Nation Burkinabè.
Comme Monsieur le Tout Puissant cherche coûte que coûte à se venger des séquelles de la crise de Gras Savoye, il a choisi le bon morceau pensant que le personnel acceptera avaler facilement sa quinine.
Il se trompe, car cette prime nous l’avons obtenue après plusieurs années de lutte, de souffrance et d’abnégation au travail.
Nous sommes touchés dans notre âme et dans notre chair.
Nous sollicitons vraiment un secours. C’est un cri de cœur très profond de l’ensemble des travailleurs de la BICIA-B à l’attention de nos autorités de tutelle.