Les bêtes mortes au cours de la pluie torrentielle avoisinent 180 en
nombre. Les dégâts matériels causés par cette forte pluie, la hauteur
d’eau tombée étant de 128 mm selon les météorologues, se résument à des
maisons et des cases endommagées, des hangars tombés. Mais pour ceux qui
ont subi ces pertes et ces dégâts, le coupable est la société qui
exploite la mine d’Inata, Avocet Mining. Ils l’accusent d’avoir dégradé
l’environnement, pollué les cours d’eau avec des produits de traitement
du minerai. Des accusations réfutées par les responsables de la société
que nous avons rencontrés. Il s’agit notamment du vice-président Richard
Gray, du responsable Aménagement et environnement, Nick Shirley et du
chargé des relations avec les communautés, Idrissa Moulaye.
Ainsi, le
vice-président a fait savoir que la société n’est pour rien dans les
dégâts causés par la pluie du 4 juillet même si Avocet Mining a pris
l’engagement de venir en aide à la population avec une enveloppe de 2
370 000 F CFA. Cette aide est à mettre tout simplement sur le compte des
bonnes relations, de la cohabitation entre la société et les
communautés riveraines de la mine. Toujours dans le cadre de la bonne
entente et dans l’optique de faire bénéficier des retombées de
l’exploitation de la mine, bon nombre de projets sont en vue, a ajouté
M. Gray. C’est le cas par exemple du camp junior, de la création d’une
fondation, de la réalisation d’une exploration aérienne d’un coût de 1,4
millions de dollars américains. Le responsable Aménagement et
environnement, Nick Sherley, a fait savoir que la société n’est pas là
pour détruire le cadre de vie de la population. La société, ajoute-t-il,
veille bien au contraire à la préservation de l’environnement.
C’est
ainsi qu’il a fait savoir qu’une équipe de 20 employés veillent 24h/24
pour éviter toute pollution par le biais de l’eau et de la poussière
rejetées. De même, une équipe médicale veille à la santé des
travailleurs de la mine et de la population. De son côté, le chargé des
relations avec les communautés reconnaît qu’il y a eu une absence de
dialogue qui a pu conduire à ces accusations contre la société. Mais, il
assure que tout est rentré dans l’ordre depuis une semaine et il compte
renforcer la communication afin que tout le monde ait la bonne
information. Il est d’ailleurs allé à la rencontre de quelques
habitants. Ceux-ci disent que l’incident est clos. Ils se disent
satisfaits par le fait qu’ils sont informés de ce qui se passe au niveau
de la société.
Moumouni TAMBOURA (Collaborateur)
Source :
Les Editions Le Pays